| L’Eee PC attise la concurrence |
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| Dossier de la semaine | ||||||
| Jeudi, 24 Avril 2008 15:03 | ||||||
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L'industrie affûte ses armes pour répondre au défi d'Asus. Il n’est pas si courant que la sortie d’une machine force des acteurs tels que Microsoft ou Intel à corriger leur stratégie de développement... Extrait de notre dossier à la Une, actuellement en kiosque. Un temps surprise par le succès de l’Eee PC, l’industrie informatique a vite pris la mesure du phénomène. D’ici à quelques mois, le miniportable “low cost” d’Asus va être confronté à une dizaine de concurrents. Si la riposte est aussi rapide, c’est que les ultraportables à bas coût sont dans l’air du temps. Le projet…
OLPC (One Laptop per Child, “Un portable par enfant”) visant à créer une machine à 100 $ a accouché de l’XO en 2006 avant de passer à la production de masse fin 2007. Une belle réalisation qui donne des idées à l’industrie. L’année dernière, alors que l’Eee PC était encore dans les limbes (il ne fut annoncé qu’en juin lors du salon Computex), certaines des entreprises qui fabriquent des portables pour toutes les marques (les ODM, pour Original Design Manufacturer) présentaient des prototypes d’un nouveau genre à leurs clients. Il s’agissait de petites machines équipées d’écrans 7”, dont les premiers exemplaires avaient été très appréciés en Asie. First International Computer (FIC) a ainsi proposé le sien à Packard Bell qui, convaincu de l’intérêt de ce genre de machines, l’a montré à son tour aux journalistes et aux acheteurs de la grande distribution en avril 2007. Mais ces derniers furent dubitatifs. “Ils ne savaient pas comment le vendre, si c’était un produit communicant ou un PC à part entière. De plus, ils ne croyaient pas au 7” vu que le 12” ne décollait pas l’an dernier”, explique Jean-Philippe Castelain, chef de produits mobilité chez Packard Bell. Le constructeur est revenu à la charge et la situation a fini par se débloquer en décembre, quand la distribution a appris que l’Eee PC arrivait en France avec le soutien de SFR. L’EasyNote XS20 est commercialisé à 499 € début janvier. Il est suivi en mars de l’XS10 à 399 € (voir ici). Les enseignes spécialisées ne sont pas en reste : Surcouf compte vendre en mai une machine à écran 7”, également fabriquée par FIC (et déjà vendue par Maxdata sous la marque Belinea s.book 1), afin d’étoffer sa gamme de PC à la carte. De son côté, Intel va bientôt sortir en Europe, sous différentes marques, son Classmate PC, concurrent de l’XO, avec un écran 8,9”. Et MSI espère proposer des modèles 8,9” et 10” en juin. D’autres acteurs moins connus comme GeCube ou Emtec se lancent dans l’aventure. Quant aux grands constructeurs, ils fourbissent leurs armes. Acer, HP et Dell vont probablement s’y mettre. Les autres imaginent des façons de répliquer. Fujitsu Siemens, par exemple, envisage un 15,4” à 299 € sans graveur avec de la mémoire Flash à la place du disque dur et un OS Linux. Car la chute du prix des portables rend prohibitive la licence Windows, qui peut représenter jusqu’à 20 % du coût d’une machine. Une vraie opportunité pour le système libre. Les constructeurs ayant choisi Windows XP – moins cher et moins gourmand en ressources que Vista – ont négocié afin de repousser sa date limite d’intégration dans les PC fixée à fin juin. Microsoft a fini par céder début avril (les miniportables – uniquement eux – pourront tourner sous XP jusqu’en juin 2010). Intel a répondu encore plus vite aux demandes des constructeurs. Menacé de se faire tailler des croupières par VIA – spécialisé dans les composants peu coûteux et économes en énergie –, il a accéléré la sortie d’une nouvelle gamme de processeurs monocœurs baptisée Atom. L’un d’eux, conçu pour les miniportables “low cost” avec une consommation maximale de 2,5 W et un prix qui démarre à moins de 20 $, est déjà disponible. Le nouveau processeur Isaiah de VIA, plus performant que le C7, est prévu, lui, pour juin. AMD se retrouve quant à lui marginalisé sur ce segment. Les fabricants de petits disques durs 1,8” et de disques à mémoire Flash sont également mis à contribution. Mais les plus sollicités sont les fournisseurs de dalles d’écrans de petites tailles, au nombre de deux seulement, qui doivent aussi alimenter le marché en pleine croissance des cadres photo numériques. Malgré cette ébullition, l’industrie high-tech s’interroge sur ces petites machines : phénomène de mode ou futur marché de masse ? |
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| Mis à jour ( Jeudi, 01 Mai 2008 22:28 ) | ||||||
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